Retour

S S T V
(Slow Scan TéléVision...)
Télévision à balayage lent...

Le principe fondamental de la SSTV est de permettre aux radioamateurs de transmettre et de recevoir des images fixes, qu'ils ont tout d'abord préparées, à l'aide d'une bande passante réduite correspondant à celle de la parole. En pratique c'est de transmettre ces signaux avec un émetteur-récepteur en utilisant la prise du microphone et celle du haut parleur. Pour pratiquer cette activité, il faut se procurer une petite interface et un logiciel approprié ; ou bien, seulement un logiciel et le faire fonctionner avec l'appui d'une carte son compatible SB16. Une des interfaces la plus répandue est celle appelée HAMCOM et les cartes son les plus utilisées sont celles de CREATIVE LABS.

HISTORIQUE...
L'histoire de la SSTV commence en 1957 lorsque Copthorne MacDonald radioamateur depuis 1951 et étudiant à l'école d'ingénieurs de l'université du Kentucky, feuillette le "Bell System Technical Journal" dans la bibliothèque de son école. Il y trouve un article relatif à des expériences de transmission par le biais d'une simple ligne téléphonique. Pour la première fois, il se rend compte que la transmission d'images n'est pas forcément synonyme d'une très large bande passante! Une idée germe aussitôt dans son esprit de radioamateur ingénieux : pourquoi ne pas exploiter ce principe…!
Il intègre son projet dans le cours de ses études et profite du matériel disponible dans les ateliers de l'université. La conception dure six mois, avec l'angoisse constante de voir surgir une complication inattendue et fatale. Mais rien de tout cela ne se produit, le système fonctionne! Les premiers tests se déroulent sur 11 mètres (la bande CB actuelle). Copthorne ne possédant qu'un seul équipement SSTV (et pour cause: il n'en existe pas d'autre !), il enregistre des échantillons d'émission sur cassette audio et les retransmet sur l'air, les résultats s'affichant sur un écran à rémanence (nous sommes en 1957 !)
La SSTV apparaît officieusement dans le monde des radioamateurs au travers des éditions d'Août et de Septembre 1958 du magazine QST (revue américaine radioamateur). Il faudra attendre 1968 pour que la SSTV soit officiellement autorisée sur les bandes HF...
La SSTV existe depuis plusieurs décennies, elle a toujours été quelque peu boudée par les radioamateurs à cause des coûts importants qu'impliquent la transmission vidéo et de la complexité technique rendant difficile une conception fabrication maison... Cette situation a changée du tout ou tout depuis l'avènement de l'informatique dans la SSTV. Avec la démocratisation de l'informatique et son implantation dans un nombre sans cesse croissant de foyers, et à plus forte raison chez les radioamateurs toujours à la pointe du progrès technologique...

L'émetteur-récepteur
Qu'il s'agisse d'un émetteur récepteur, HF, VHF ou UHF, en mode SSB ou FM, cela n'a aucune importance ! La SSTV utilisant une bande passante réduite de l'ordre de 3 kHz, tous les appareils utilisables en phonie peuvent transmettre de la SSTV.

L'Interface...
Il s'agit du seul élément spécifique à la SSTV qu'il faudra se procurer ou, mieux, construire soi-même. Cette interface joue simplement le rôle d'interprète entre deux unités qui n'ont pas été conçue pour se comprendre, à savoir l'émetteur-recepteur d'une part et l'ordinateur d'autre part.

Les Logiciels...
Il existe de nombreux logiciels SSTV  à disposition des radioamateurs. Une nouvelle génération de logiciels SSTV à vu récemment le jour comme WinPix, W95SSTV, MSSTV, ChromaPix ou JVCOM32......

PRINCIPES de BASE

la SSTV, est un mode permettant la transmission d'images couleur fixes à l'aide d'émetteur récepteur, nécessitant donc une bande passante réduite de l'ordre de 3 kHz. Évidemment, l'étroitesse de la bande passante allonge considérablement la durée de transmission (de quelques secondes à plusieurs minutes pour une image selon le protocole de transmission utilisé) et ne garantit pas une qualité d'image irréprochable
Le mode SSTV cherche dans un premier temps à décomposer l'image sélectionnée pour pouvoir la transmettre au moyen d'un canal de transmission (les ondes radio) et la reconstituer à l'autre extrémité sous sa forme primitive. Étant donné qu'un tel canal ne permet de transmettre qu'un phénomène variant dans le temps, la structure spatiale de l'image doit tout d'abord être convertie en une structure répartie dans le temps et ensuite reconvertie. Cette opération est effectuée par le balayage ligne par ligne de l'image, comme si l'image était découpée en un certain nombre de petites bandes étroites, puis en points, dont la variation de la luminosité est transmise successivement et reconstituée de l'autre côté en lignes complètes. Pour ne pas perdre la richesse des détails d'une image, il faut que cette dernière soit décomposée en un nombre de lignes aussi grand que possible et que chaque ligne compte le plus grand nombre possible de points d'image. Mais plus cette décomposition est grande, plus grandes seront les exigences auxquelles devra satisfaire le canal de transmission. En général, dans le domaine de la SSTV assistée par ordinateur, le pixel est utilisé comme unité de décomposition.
L'étape suivante consiste à coder les unités de décomposition de l'image de telle sorte qu'elles puissent être émises par le transceiver les unes à la suite des autres. Le système de codage utilisé est d'une simplicité étonnante: on fait correspondre à la couleur noire une fréquence de 1500 Hz, à la couleur blanche la fréquence de 2300 Hz, tous les niveaux de gris se partageant les fréquences comprises entre ces deux limites.
Le système balaye alors l'image pixel après pixel et, au travers de l'interface, envoie à l'émetteur récepteur les fréquences correspondantes les unes après les autres, d'où les sonorités étranges d'une transmission SSTV ! A la réception, l'émetteur-recepteur recueille séquentiellement les différentes fréquences et les transmet à l'ordinateur au travers de l'interface. Chaque fréquence est reconvertie en niveau de gris et est affichée sur l'écran de la station réceptrice.
En plus des pixels, le protocole code également des événements importants, à savoir le début de la transmission de l'image, ainsi que la fin de chacune des lignes balayée.
Dans le mode SSTV, le début de transmission correspond à une fréquence de 1200 Hz transmise pendant exactement 30 ms.
A la réception de ce signal (appelé signal de synchronisation verticale), l'ordinateur de la station réceptrice se prépare à recevoir l'image proprement dite.
Ensuite, à la fin de chaque ligne balayée, le système émetteur envoie un signal de 1200 Hz pendant exactement 5 ms. A la réception de ce signal (appelé signal de synchronisation horizontale), l'ordinateur de la station réceptrice comprend qu'il est temps de passer à la ligne suivante.
Ce principe évite au récepteur de recevoir des images complètement de travers !
Il va sans dire que les protocoles actuels (Robot, Wraase, Martin, Scottie,...) codent plus volontiers les couleurs que les niveaux de gris.
Techniquement, le principe n'est guère plus compliqué: la couleur est transmise par trois balayages successifs, le premier pour le rouge, le second pour le vert et le dernier pour le bleu, selon le principe de composition RGB (Red Green Blue)
Le protocole Robot se différencie quelque peu des autres sur ce point, codant les couleurs selon les principes de luminance et de chrominance, plutôt que selon le système RGB.

Les PROTOCOLES...
L'échange de données entre plusieurs ordinateurs n'est possible que si toutes les machines respectent des prescriptions et des conventions déterminées.
Celles-ci couvrent toute une série de facteurs tels que le code, le système de synchronisation, la vitesse de transmission, la détection d'erreur, etc...
Ces conventions ou règles sont appelées procédures de transmission, ou encore protocoles.
Les protocoles de transmission SSTV peuvent raisonnablement être groupés en cinq groupes:
· Robot développé avec la gamme d'interfaces SSTV Robot (Californie)
· Wraase développé avec la gamme d'interfaces Wraase (Allemagne)
· Martin développé par l'Anglais Martin Emmerson G3OQD
· Scottie développé par l'Ecossais Eddie Murphy GM3BSC
· AVT développé par Ben Blish-Williams AA7AS (Montana)
Les modes Wraase, Martin et Scottie présentent beaucoup de similitudes quant aux fréquences de codage et de synchronisation. Ils nécessitent par contre des vitesses de transmission différentes.
De manière générale, la qualité de l'image est proportionnelle au temps nécessaire pour la transmission.
Le mode Scottie DX, par exemple, spécialisé dans les transmissions longues distances, demande un temps de transmission très important > 4mm.
Outre un codage des couleurs différents, le protocole Robot utilise une séquence de synchronisation verticale plus longue, contenant 7 bits d'information et un bit de parité.
Ce système permet une identification automatique du format de l'image transmise, ce qui, pour les systèmes qui reconnaissent ce principe de codage, évite une sélection manuelle du protocole.
Les protocoles AVT (Amiga Vidéo Transceiver) sont, pour leur part, radicalement différents.
Ils n'utilisent pas de fréquence de synchronisation horizontale mais se basent sur un système d'en-tête digital pour éviter que l'image ne soit reçue avec un décalage.
· En Amérique du Nord on apprécie énormément le protocole Scottie S1 (80% des images sont envoyées dans ce mode).
· Les 20% restants étant répartis entre les protocoles Scottie S2, Martin M1, Robot 36 et 72.
· En Europe, 95% du trafic SSTV est effectué à l'aide du protocole Martin M1.
· Au Japon on préfère les protocoles Robot et AVT.
De nouveaux protocoles ont vu le jour récemment, les modes P3, P5, P7 transmettent des images en haute résolution 640 X 480 pixels, quand aux modes HQ1, HQ2 ils transmettent des images en 90 et 112 secondes, avec l'aide d'un filtre numérique qui atténue les effets du QRM, mis au point par l'anglais Martin Emmerson, ces derniers sont disponibles sur des eproms robot 1200c et devraient être intégrés prochainement par l'un ou l'autre des programmes SSTV.

Voici quelques fréquences ou l'on peut entendre de la SSTV :

80 mètres 3.735 Mhz
40 mètres 7.040 Mhz
20 mètres 14.230 Mhz
15 mètres 21.340 Mhz
10 mètres 28.680 Mhz

2 mètres 144.500 Mhz
70 cm 432.500 Mhz

GSHP C : http://ourworld.compuserve.com/homepages/dl4saw/
W95SSTV : http://www.wolfe.net/~jlbarber/sstv.htm
Chromapix : http://www.siliconpixels.com
TBL Club :Association fondée par F6AIU en début d'année 95
Sound Blaster SSTV : Amateur Television Quarterly, OSCAR Satellite Report
MSCAN2.11 : Chargement direct du logiciel
EZ SSTV : EZ SSTV version 3

Retour